20 novembre à 20h30
Ciné 102 Pont St Esprit |
Sayouba Traoré est né au nord du Burkina Faso, à quelques kilomètres de la frontière malienne. L’attachement qu’il voue à sa terre natale est comme l’annonce de l’exil forcé qui aujourd’hui le porte à prendre la plume.
En 1981, après cinq ans à l’université de Ouagadougou, il se rend à Paris pour intégrer la Sorbonne, ce sera DEA et tri postal, doctorat et veilleur de nuit.
Cette décennie voit une série de coup d’État éclater, la Haute-Volta devient le Burkina Faso. Le nouveau régime réorganise l’administration et supprime les bourses d’étude. La situation administrative de Sayouba Traoré se dégrade, d’étudiant il devient sans papier, puis à son corps défendant, réfugié politique.
« Emprisonné dehors », il refuse ce rôle grotesque d’exilé volontaire qu’on souhaite lui voir jouer et qui l’empêche de revenir à Ouahigouya. Son combat pour la justice, il le mène désormais à travers son métier de journaliste de presse écrite et de radio (RFI), mais aussi comme poète et nouvelliste. Il a publié aux éditions Vents d’ailleurs « Le Symbole », une nouvelle dans le recueil Dernières nouvelles de la Françafrique paru en 2003, « Comsèrè », nouvelle dans le recueil.
Dernières nouvelles du colonialisme et son premier roman en 2005 : Loin de mon village, c’est la brousse.
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